Le pouvoir d’achat des Français au plus haut depuis 2002

Le pouvoir d’achat des Français au plus haut depuis 2002

La baisse des taux de crédit a réussi à compenser la hausse des prix de l’immobilier, même dans les grandes villes où se loger coûte pourtant de plus en plus cher.

Qui l’eût cru ?

Alors que les prix ne cessent de grimper, le pouvoir d’achat immobilier des Français n’a jamais été aussi élevé depuis 2002, selon la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM).

Le pouvoir d’achat correspond à la surface en m² qu’un acheteur peut espérer acquérir en remboursant 1000 euros par mois sur 20 ans

Grâce à la politique accommodante de la BCE (Banque Centrale Européenne) , les emprunteurs bénéficient de taux de crédit extrêmement bas (toutes durées confondues). Ils s’élèvent aujourd’hui à 1,29% (contre 1,44% en décembre 2018), selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA.

Un taux quasiment équivalent à celui de l’inflation qui est de 1,2% au 30 juin 2019. Autrement dit : si vous empruntez à un taux inférieur à 1,2%, vous vous enrichissez en vous endettant. On observe des baisses de taux sur toutes les durées et tous les profils. Ainsi, sur 20 ans, un dossier moyen peut obtenir un taux de 1,36% et un dossier excellent, un taux de 0,93%.

On remarque donc un écart de 43 points de base !!! Une différence quasi équivalente à celle pour les emprunts sur 25 ans : 1,57% pour les dossiers moyens et 1,12% pour les excellents profils. D’après Maël Bernier, un spécialiste de l’immobilier, on ne serait pas encore aux taux les plus bas !

La baisse de taux est-elle suffisante pour compenser l’envolée des prix ?

C’est une sacrée bonne nouvelle pour les grandes métropoles où les prix continuent de flamber (Nantes, Lyon, Paris, Toulouse…). Mais cette baisse des taux est-elle suffisante pour compenser cette envolée des prix ? La réponse est O U I. Sur les 11 villes les plus peuplées de France, 2 seulement ont vu le pouvoir d’achat immobilier de leurs habitants reculer ces six derniers mois.

Il s’agit de Toulouse (-1 m²) et de Rennes (-3 m²). À Paris, il est resté stable. Une performance honorable malgré la forte hausse des prix. C’est à Marseille et Montpellier que les gains sont les plus élevés (+4 m² pour chacune des deux villes).

Le constat est encore plus flagrant pour les villes moyennes où les prix reculent (Mulhouse, Le Mans, Clermont-Ferrand…).

Conséquence : des villes comme Reims, Saint-Étienne et Le Havre ont vu leur pouvoir d’achat grimper entre 6 et 7 m². L’équivalent par exemple d’une grande cuisine.

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